Vendredi 3 août 2007

 

Bonjour les amis,

 

 

Voici la fin de la « chronique ciné pour rire » démarrée avant-hier en hommage au très regretté Michel Serrault. Pour les retardataires, il s’agit d’un modeste clin d’œil humoristique au film « Le Bonheur est dans le Pré ». Une critique à la sauce rigolade, quoi !

Allez, tous en voiture pour la troisième et dernière partie :

 

Côté Bénéfices qui font des tas de bien :

Déjà, le film nous donne tous envie d’aller habiter dans le Gers et à Condom de préférence. On profite du pré de Francis en même temps que lui. On partage son quotidien campagnard avec bonheur. Entre ses copains du bistrot, ses repas et ses beuveries, il s’habitue très vite, et nous aussi, à la douceur de vie offerte par la région. Il s’engage même dans la vie politique locale, puisqu’il accompagne ses amis agriculteurs dans leur opération « déversement d’une benne de fumier devant la préfecture ».

Il revient avec quelques ecchymoses et un œil au beurre noir, mais est content et ne sent plus la douleur dès le deuxième verre d’armagnac.

En clair, c’est un film qui met tout le monde de bonne humeur et dont le propos optimiste rendrait le sourire à une statue de marbre.

Comme le dit Gérard entre deux repas bien arrosés : « Profite, lapin, profite ! »

 

 

Le Moment fort qui déclenche tout ce bazar :

C’est lorsque la photo de « Francis » apparaît à la télé.

D’abord, nous avons droit à une parodie de la célèbre, et pas regrettée du tout, émission « perdu de vue » qui fit des ravages dans les années quatre-vingt-dix… et dans nos cerveaux par la même occasion.

Mais c’est surtout la crise d’hystérie collective qui s’ensuit dans la famille Bergeade qui est mémorable.

Nicole, l’épouse coincée, pique une crise de nerfs et se transforme en tornade dévastatrice dans le salon. Elle fait des sauts de carpes en balançant tout ce qui traîne sur son mari et en couinant comme un cochon qui voit une pub « Justin Bridou ».

La fille, paniquée, se met à hurler bêtement « maman ! maman ! », telle une attardée mentale survoltée.

Quant à son abruti de fiancé, il joue les Colombo d’occasion pour faire semblant d’être intelligent. En effet, il y a un palmier en second plan de la photo. Ce grand enquêteur en déduit immédiatement qu’elle a été prise en Afrique où Francis a résidé vingt ans plus tôt.

Comme chacun sait, il n’y a des palmiers qu’en Afrique et pas du tout sur le reste de la planète !

Il en fait immédiatement la remarque à la cantonade, la bouche pleine de sucreries, ce qui nous permet de le ranger définitivement dans la catégorie des « imbéciles heureux irrécupérables ».

En résumé, on nage dans le n’importe quoi absolu en battant des mains et on n’en est qu’au début…

 

 

Et voilà !

C’était ma façon de dire au revoir à ce grand monsieur.

Bon voyage monsieur Serrault…

 

Bon week-end les amis.

 

Biz

 

Pascal

Salutations distinguées à l’artiste

par Pascal Candia publié dans : Les Chroniques Ciné pour rire
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