Bonjour les amis,
Voici la deuxième partie de mon texte de Science Fiction.
Pour les retardataires, voir les deux articles précédents de la catégorie : Mon atelier d’écriture.
Vous êtes prêts ?
Alors on y va :
Pour l’instant, un filet métallique séparait le matériel de voltige de l’aire de jeux, des féroces animaux.
Dans quelques minutes, les magiciens de Zorg le pulvériseraient en fines gouttelettes de Zibou liquide, grâce à l’Incantation Mortelle.
Les condamnés seraient alors poussés sur la première planche, située à quinze mètres.
Les lions ailés pouvaient effectuer des sauts de 15 à 20 mètres.
Les pauvres bougres devraient faire vite pour atteindre le niveau 1 et espérer ne pas finir en bouillie entre les griffes d’un de ces monstres.
Pour l’heure, les prisonniers étaient parqués dans des roulottes virtuelles à champ de force modulable.
Quelques artistes venus de la planète Fulvia faisaient patienter les foules en exécutant des numéros de transformations cellulaires avancées. Ils pouvaient changer de forme à volonté et apparaissaient souvent sous les traits des champions du cirque de la Plaine de Lansrad, proche voisine.
Les cyber-dompteurs firent claquer leurs fouets à sextuple rayon mordant et les fauves s’alignèrent sagement en une colonne redoutable.
Un second coup de synthétiseur de souffle annonça la sortie du premier condamné.
Il était entièrement nu et présentait une musculature impressionnante.
La planche sur laquelle il était en équilibre commença à se rétracter.
L’homme plongea sur le premier trapèze et s’en saisit. Il se balança un instant, prit de l’élan et tenta d’attraper le second.
Il avait calculé trop court.
Un murmure horrifié s’échappa immédiatement de la foule.
Le malheureux chuta.
Il n’eut pas le temps d’atteindre le sol.
Un lion ailé, le mâle dominant, avait déjà pris son élan.
Au moment où il jaillit dans les airs, le filet se dématérialisa.
La quadruple mâchoire du monstre se referma sur la tête du condamné.
Le cou fut tranché net.
Un hurlement de liesse fut relayé par les spectateurs.
Les parois de cristal du chapiteau renvoyèrent un écho qui envahit tout l’espace.
L’empereur se leva de son trône, s’approcha du micro en suspension et annonça :
- « La main juste de Zhom le Sage s’est abattue sur ce criminel ! Il n’était pas digne de survivre ! Zhom a parlé ! Zhom a toujours raison ! Vive Zhom ! »
Un tonnerre d’applaudissements et de vivats fit trembler l’édifice.
Au sol, les fauves se battaient pour la carcasse du supplicié.
En moins d’une minute, il ne subsista plus un seul morceau de chair ou d’os.
Le sable bleu autonettoyant sembla frémir un instant sur toute sa surface.
Un léger nuage de poussière se souleva.
Puis, instantanément, toutes les taches rouges de sang disparurent comme par magie.
La place était nette, on pouvait faire sortir le second prisonnier…
Et voilà !
Vous savez tout !
En 45 minutes et en rigolant avec les autres participants, il était difficile de faire plus long.
Mais, en conclusion, le fantastique est un genre formidable.
Il n’y au aucune limite à l’imagination et c’est un vrai plaisir d’inventer des bestioles, des Dieux, des environnements délirants.
Bref, totale liberté !
Comme j’aime !
Biz à tous.
Pascal
Futur vers le retour

