Mardi 18 décembre 2007

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Bonjour les amis,

 

Allez, encore une petite salve d’anecdotes rigolotes ramenées du salon du polar de Montigny.

Le plus délirant c’est qu’elles sont authentiques !

Allez, en voiture :

1)      C’est le cinquième exemplaire que j’achète…

Un monsieur pressé arrive en trottinant jusqu’à ma table. Il me dit vaguement bonjour, empoigne un exemplaire de « Argenteuil, c’était un accident… » et me le tend vigoureusement. Je lui demande son prénom pour la dédicace et il me dit :

-          Paul… C’est le cinquième exemplaire que j’achète…

-          Ah bon ? ébahisse-je. Vous l’aimez tant que ça ?

-          Oui… Non… enfin j’sais pas, je l’ai pas lu !

Là, je marque un temps d’arrêt et je recommence à baver d’étonnement (oui, je bave beaucoup en dédicace,  hi hi !)

-          Ah ! m’exclamé-je un peu désorienté. Mais alors pourquoi donc-t-il ?

-          Ben les quatre d’avant, je me les suis fait piquer par la famille et les amis. Comme ils ne veulent pas me les rendre, ça m’a donné envie de le lire…

-          Et vous ne savez toujours pas de quoi ça parle ?

-          Ben non ! mais si on ne me les rend pas, c’est que c’est bien !

Du coup, je lui ai personnalisé la dédicace en ce sens et lui ai fait promettre (en rigolant) de le lire, ce coup-ci.

Remarquez, si chaque lecteur en faisait autant, les ventes feraient un bond spectaculaire !

On pourrait même mettre en place un système pyramidal.

Chaque lecteur en achète 5 et doit trouver deux acheteurs qui font pareil. Etc.

Quoi ça va revenir cher ?

Ben sinon, comment voulez-vous que je finisse (rapidement) étalé mollement sur un yacht en train de pêcher l’espadon  et sirotant des cocktails, tout en vous imaginant entassés dans le métro ?

Pfff ! réfléchissez, un peu ! hi hi !

 

2)      Y’a pas assez d’Argenteuil dans Argenteuil…

Un couple s’approche et me lance avec engouement :

-          On a lu « Argenteuil, c’était un accident… »

-          Ah super ! m’exclamé-je ravi. Ça vous a plu ?

Là, l’engouement retombe immédiatement et je me mords les lèvres : oh oh ! erreur fatale !

La dame prend un air désolé et me lance :

-          Ben on a trouvé qu’y avait pas assez de trucs sur Argenteuil !

Comme je suis un garçon prévoyant, j’avais déjà installé une bassine sous mon menton, histoire de baver tranquille, sans avoir besoin de changer dix fois de chemise…

-          Pourtant, me justifié-je, on se balade dans les cinq quartiers qui sont décrits en détail…

-          Ouais mais y’a pas assez ! Nous, on aurait voulu des trucs sur les monuments, le patrimoine, l’histoire !

Je repose ma bassine et rétorque :

-          Ben ouais, mais c’est un polar ! pas le guide du routard !

-          Oui, c’est vrai… répond le monsieur, conciliant. Par contre, l’histoire, le suspense, les rebondissements et les personnages, c’est vachement bien !

-          Même qu’on l’a fini vite parce qu’on se laisse prendre tout de suite par l’intrigue et on n’en sort plus… ajoute la dame en gloussant.

-          Alors vous avez aimé , triomphé-je ravi.

Et là, elle sourit, genre prof sévère qu’a des ballonements et répond :

-          Non, on n’a pas aimé ! conclut-elle ! Y’a pas assez de trucs, j’vous dis !

Puis elle se penche sur la table, empoigne un exemplaire de « Chefs-d’œuvre meurtriers » et me demande :

-          C’est la suite ?

-          Oui ! commencé-je à avoir envie de leur coller des baffes !

-          Bon, ben on va la prendre ! Vous nous le dédicacez, siouplait ?

-          Mais p’t’être que vous allez pas aimer ? partis-je pour déconner à mort, au stade où on en était. Dans celui-là non plus, je n’indique ni les restos ni les hôtels !

Et là ils prennent un air très «  je vous pardonne mon fils » et le monsieur répond :

-          Bah, on vous laisse une deuxième chance !

Je sais pas pourquoi, mais j’étais content qu’ils partent, vite, loin, n’importe où, mais super loin, hein ! 
Genre Australie du sud, dans une caverne qu’on pourrait murer, pour plus de sécurité…

Allez, c’est tout pour aujourd’hui.

Faut que j’aille laver ma bassine, j’y pensais plus à ça…

Z’avez vu la photo, en haut, elle est classe quand même !

Faut reconnaître !


Biz à tous

 

Pascal

L’auteur à la bassine

par Pascal Candia publié dans : Anecdotes drôles de dédicaces communauté : SOIF DE LIRE...
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