Bonjour les amis,
Encore une douzaine de jours avant d’être fixé.
Le 23 août, je saurai si la suite de « Argenteuil, c’était un accident… » sera acceptée ou non.
Pour vous résumer le truc, le manuscrit passe dans les mains d’un comité de lecture composé de plusieurs personnes.
Elles établissent une fiche de lecture argumentée pour dire : publiable ou non publiable.
C’est seulement à ce moment-là que le directeur littéraire et/ou le responsable de la collection concernée le lisent.
Ils décident alors de l’intégrer à leur catalogue ou non.
Après il y a les relectures, corrections, fabrication de la couverture et puis la maquette.
Je dois alors relire entièrement ma copie mise en forme pour relever les éventuelles coquilles.
Puis je signe le BAT 1 (Bon à tirer).
L’éditeur établit le BAT 2 et on recommence tout le processus.
Ce n’est qu’après la validation du BAT 2 que l’éditeur me soumet un BAG (Bon à Graver).
Et là, paf ! Ça part à l’imprimerie…
Tout ça prend des mois (2 à 6 en fonction de la date de prévision de sortie en librairie).
Vous le voyez, c’est super long et stressant !
Mais bon, quand on aime… J
D’autant qu’en tant « qu’auteur maison », je bénéficie au moins de la certitude d’être lu, ce qui est loin d’être vrai quand on adresse un manuscrit par la poste.
Souvent le colis vous revient sans même avoir été ouvert.
Les pires, là-dedans, je crois que ce sont le Seuil et Albin Michel.
Ils m’avaient renvoyé le colis (du tome 1 ) au bout de trois jours, après avoir accepté l’envoi par téléphone.
Je parle de 3 jours : de boîte aux lettres à boîte aux lettres, vous imaginez le délire !
La lettre d’accompagnement n’avait même pas été décachetée ! hi hi ! les abuseurs !
A 20€ le manuscrit (photocopies + reliure), c’est cool !
Surtout qu’ils ont quand même la délicatesse de bien le corner et l’esquinter de façon à être certains que vous ne puissiez pas le réutiliser.
Les délicates mimines des postiers font le reste !
Bref tout ça est chiant, mais gérable (sic).
Le plus chiant, c’est en ce moment !
L’attente !
Dans un premier temps, j'avais envisagé de m'immoler par le feu, mais je me suis rendu compte de deux trucs :
- Mon parquet est ignifugé et je m'éteins tout le temps dès que je tombe dessus.
- Mon briquet est vide et avec des allumettes, c'est beaucoup trop long...
Donc, je me contente de me ronger les ongles !
Dès que j’attaque les clavicules, j’arrête, promis !
Allez, je vous tiens au courant !
Plein de biz
Pascal
En attendant Godot
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