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Bonjour les amis,
Dans la série le ridicule ne tue pas, voici une petite anecdote qui m’est arrivée.
En décembre dernier, comme tous les ans, se tenait, le salon du polar à Montigny-les-Cormeilles.
C’était Claude Chabrol qui en était le parrain.
D’autres auteurs « collègues de collection » étant présents, j’y suis allé pour me présenter et discuter un peu avec eux.
La matinée se déroule super bien et je vois plein de monde.
Et puis d’un coup, je me rends compte que Pascal Dessaint était là aussi.
Connaissant son nom depuis des années, je vais le voir.
Il me dédicace un bouquin et on discute quelques minutes.
A ce moment-là Claude Chabrol en personne arrive, entouré d’une cohorte de photographes.
Etant de dos, je ne le vois pas s’approcher.
Mon copain, Gilles, qui m’accompagnait, me tape sur l’épaule et me dit :
- « Regarde qui arrive ! ».
Je me retourne, et bing !
Me voilà face à face avec Claude Chabrol !
Etant un admirateur du cinéaste, je me retrouve comme une midinette devant son idole !
Pensez ! J’ai vu « le Boucher » avec Jean Yanne et Stéphane Audran vers l’âge de dix ans, ce qui m’a permis de faire d’abominables cauchemars durant toute mon enfance et mon adolescence, hi hi !
Et là ! Toc ! le miracle se produit :
Le réalisateur s’approche de moi, tend la main et lance :
« Bonjour Pascal ! »
Mince, il me connaît !
Interloqué et fou de joie, je tends la main à mon tour et bredouille très respectueusement :
« Bonjour, Monsieur Chabrol ! ».
Comme on dit dans les films d’horreurs :
« le Caaaaauuuuuuuuchemar ne faisait que commencer ! »
D’un coup, comme un douloureux ralenti, le metteur en scène m’ignore complètement, continue à avancer et serre la main de… Pascal Dessaint.
Et je me retrouve comme un con, avec la main en l’air et les photographes qui me bousculent sans ménagement pour que je m’écarte !
Puis le cinéaste s’éloigne sans m’accorder un regard !
C’est, comme les appelle Bigard : « Un grand moment de solitude ».
Gilles, sur le cul, écarquille les yeux et me lance une oeillade gênée !
A ce moment-là, j’ai éprouvé l’envie de :
- Disparaître sous terre
- M’immoler aux brocolis bouillis
- M’asseoir sur le sol et bouder en retenant ma respiration
- Me désintégrer définitivement.
- Retourner bosser chez mon dernier employeur (nan, je rigole, faut pas exagérer ! J)
- Boire huit litres de whisky et aller me coucher…
De vous à moi, c’est plutôt cette dernière solution qui me semble la plus cool ! hi hi !
Et puis comme le disait Beaumarchais :
Du coup, avec mon pote, on sort et on commence à se marrer.
Puis la rigolade s’est amplifiée et on s’est tapé le fou-rire de la journée !
Aujourd’hui encore, des fois, quand Gilles arrive à la maison, il me tend la main, puis se barre sur le côté, regarde ailleurs et me balance :
- « Bonjour, monsieur Chabrol ! »
Hi hi !
Vous le voyez, il se passe toujours des trucs, dans le salons !
C’est pas génial pour l’ego, mais quel pied !
Allez, biz et à demain.
Pascal
Modeste par obligation, rigolard par goût ! J
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