Partager l'article ! Episode 2 : Au secours ! Predator revient !: Salut à tous, En ce « très sérieux » jour &l ...
Salut à tous,
En ce « très sérieux » jour « citoyen », rien de tel qu’un peu de détente…
Donc, voici la suite de « la chronique ciné pour rire » de Predator.
Je vous livre les deux rubriques suivantes.
Côté Fun qui fait rigoler :
Tout est dans la démesure et c’est pour ça qu’on adore.
Avec un seul des guerriers du groupe, la guerre de 39-45 aurait duré un quart d’heure.
A elle seule, l’équipe suffirait à repousser l’armée russe jusqu’en Alaska.
Ils se baladent dans la jungle en vieux routiers habitués des lieux comme s’ils traversaient leur jardin en cueillant des fleurs.
C’est à peine s’ils n’échangent pas des recettes de cuisine en assommant les scorpions et les pythons géants qui jalonnent leur route.
Schwarzenegger se coltine un armement équivalent à l’équipement offensif d’un porte-avions en mâchonnant un bout de cigare qui fait autant de fumée qu’une usine d’incinération.
Quant à son équipe de joyeux lurons, elle n’est pas triste non plus !
Il y a celui qui passe son temps à chiquer du tabac et à crachouiller partout. Il balance des pleins seaux de bave tous les deux mètres en poussant des grognements virils qui rappellent vaguement ceux de King-Kong quand il se prend un avion dans l’œil. C’est tellement sale, qu’il faut le suivre avec un Karcher pour nettoyer la forêt derrière lui…
Un autre, qui porte des lunettes épaisses comme des aquariums, installe des kilos d’explosifs avec la même décontraction que lorsque vous repiquez vos radis. Son point fort, c’est d’être le rigolo du groupe. Il raconte en permanence des blagues idiotes à pleurer.
Leur copain, l’Indien, ne parle jamais et se contente de faire des gros rires sonores quand il arrive à comprendre une des blagues. Le problème c’est qu’il se marre tellement fort que les oiseaux affolés s’enfuient à tire d’ailes dans un rayon de quinze kilomètres et qu’on l’entend jusqu’au Mexique… Ce qui fait qu’entre Schwarzy qui produit la fumée d’un quintal de pneus en train de brûler et l’Indien qui se fend la poire, le commando progresse avec la discrétion d’un bulldozer en train de ranger la vaisselle. Quant au reste des gars, le visage buriné par la cabine à ultra-violets du Sofitel voisin qui héberge l’équipe de tournage, ils semblent dire que ce n’est vraiment pas le moment de les gonfler !
Impressionnant… surtout la puissance des U.V !
Côté Emotion (Là, faut chercher drôlement fort !) :
1/10 sur l’échelle « larmes-z-aux-zyeux »
Concrètement, en dehors de la franche camaraderie militaire, il n’y a pas de quoi détremper son mouchoir. A un moment pourtant, on pense que ça va déraper : L’un des gars (Carl Weathers) est en face d’un de ses coéquipiers et lui dit : « Tourne-toi ! »
L’autre, surpris, lui répond : « Pourquoi ? » Déjà on sent que l’Oscar pour les dialogues n’est pas loin. Frémissants, nous percevons alors l’incroyable talent et la sensibilité exacerbée des scénaristes dans cet échange culturel du plus haut niveau quand, imperturbable, le premier reprend : « Tourne-toi ! J’te dis ! »
Emportés par ce typhon de culture et de pertinence, notre imagination se met à galoper comme un pur sang dans les plaines de l’Arizona. Est-ce une invitation à l’amour viril de deux hommes musclés aux corps d’athlètes qui se profile à l’horizon ?
On déglutit péniblement, déjà émoustillés par l’érotisme torride que l’on suppose maintenant inévitable. La sueur coule sur leurs muscles saillants et on se met à triturer fébrilement l’accoudoir de notre canapé en imaginant Carl Weathers se faire trousser comme un soudard par son camarade de combat. Et puis finalement, l’autre plante son couteau dans un scorpion qui se baladait peinard sur l’épaule de son interlocuteur. Immédiatement, l’image épique de ce beau black se faisant prendre à la hussarde sur un tronc de baobab s’estompe et on grimace en regardant l’insecte se débattre sur la pointe du poignard.
Voilà ! Ça c’était pour la scène érotique du film !
Et puis, à un moment, on a le cœur serré, quand l’Indien se prépare à affronter la bestiole. Là, il ne fait plus du tout des gros rires bêtes et il tire même franchement la gueule.
On sent qu’il regrette vachement de ne pas être resté tranquillement à la maison pour regarder « des chiffres et des lettres » avec sa squaw, en sirotant un bon bol d’eau-de-feu !
Vu la taille et la force du Predator, on se doute qu’il n’est pas prêt de revoir son tipi en peaux de bisons !
Toute reproduction interdite. Texte déposé SGDL. Propriété exclusive de Pascal Candia
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La suite et fin pour demain matin à l’aube (enfin, quand je me lèverai, quoi ! hi hi )
N’hésitez pas à me transmettre vos commentaires.
Biz les amis.
Pascal
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