Bonjour les amis,
C’est un exercice que je pratique assez rarement, mais je souhaite vous faire partager aujourd’hui un « coup de cœur » livre :
Le bébé s’intitule « Le cimetière des morts qui chantent ». (Éditions Ravet-Anceau).
Il s’agit du troisième volet des aventures du lieutenant Marquet, flic originaire de Nice et parachuté à Dunkerque.
Il s’agit du dernier roman d’un de mes collègues et ami : Maxime Gillio.
Il est auteur de polars, prof de lettres et membre éminent de l’association des Amis de San-Antonio. Il vit dans le Nord, donc aime Danyboon, mange des frites-fricadelles, etc.
Hasards de l’écriture, Maxime a sorti ses deux premiers ouvrages presque en même temps que les miens, et, involontaire mais amusante tradition oblige, le troisième vient de paraître, trois semaines après « Danse avec les flics ».
C’est comme si on se suivait sans l’avoir calculé.
Et ça dure déjà depuis plus de deux ans…
Mais revenons-en au bouquin :
De quoi ça parle, le résumé :
Un petit village flamand, son église, son café et son cimetière. Un cimetière pas très catholique, puisque depuis soixante ans, les habitants ont une fâcheuse tendance à y mourir tragiquement. Quand Marquet, le flic niçois, reprend l’enquête, gare au choc des cultures !
S’il y a des morts qui chantent, il y a aussi des témoins muets comme des tombes.
Le début (lisible sur le site de Ravet-Anceau)
http://www.ravet-anceau.fr/catalogue.asp?idlivre=128
Alors qu’il creusait une tombe dans un cimetière des Flandres, Jean-Pierre Claeneboo, fossoyeur, heurte une bombe
qui pulvérise les lieux et le pauvre homme.
Les analyses montrent qu’il ne s’agissait pas d’obus, comme on en trouve beaucoup dans le coin, mais de mines anti-char russes placées là intentionnellement. On parle d’attentat et au vu de
l’importance du dossier, la gendarmerie locale est dessaisie de l’affaire au profit de la criminelle et c’est Stéphane Marquet qui hérite du dossier.
Une fois sur place, il se heurte à l’hostilité des trois frères restant qui refusent de parler mais d’autres personnes plus loquaces, la femme de ménage notamment, lui apprennent que la maison a
été fouillée par un inconnu juste après l’attentat. Après le décès de l’aîné dans un accident de voiture une semaine auparavant, la vengeance devient un mobile évident pour Marquet.
Mon avis :
C’est pour moi l’opus le plus abouti de la saga.
Ce qui ne retire rien aux qualités des deux premiers : « Bienvenue à Dunkerque » et « l’abattoir dans la dune », chez Ravet-Anceau également.
C’est d’ailleurs ce que ressentent les lecteurs de mes propres productions :
Chaque nouveau polar est supérieur au précédent.
Ça confirme l’adage que c’est en forgeant…
Il est vrai qu’une fois la mécanique d’un roman apprivoisée, place au plaisir pur et à l’audace.
Comme lorsqu’on touche sa première voiture et qu’après quelques temps, on ne fait plus attention aux commandes : ça devient automatique.
Mais cette fois, Maxime a joué davantage la carte de l’humour et de la décontraction.
Le résultat est immédiat : on s’installe dans son polar comme dans un bon bain chaud.
J’entendais récemment un critique dire :
« un livre c’est comme un voyage, ou il est cool ou il est chiant ! » (Approximativement !)
Eh bien là, le voyage est vraiment sympa.
Comme toujours, il est très bien écrit (ça sert d’être prof de lettres !), mais surtout je suis resté scotché à l’intrigue tout du long :
Connexions inattendues, indices révélés à bon escient, galerie de personnages réjouissants et dépaysement garanti à travers cette balade chez les Flamands.
On sent la maîtrise du mec qui en est à son troisième : construction solide, personnages étoffés et un plaisir certain à s’amuser avec la langue.
Le rythme est enlevé et les pages filent entre nos doigts sans aucune envie de lâcher le bouquin : parce qu’on a envie de savoir !
Quant au dénouement, il est clair qu’il marque un rebondissement invitant à une suite qu’on attend déjà avec impatience.
Bref, pour ma part j’ai vachement aimé.
Bravo Maxime !
Vous rencontrerez même, au cours de l’enquête, un dénommé Pascal Dainac.
Toute ressemblance était naturellement fortuite avec votre humble serviteur.
Certes, il ne m’a pas spécialement gâté, mais promis, je vais me venger sur le lieutenant Maxime Ligiol, dans mon tome 4 de la Saga Sainclair.
Y’a pas de raison…
Plus sérieusement :
Un reportage sur l’auteur et son livre a été réalisé récemment par une chaîne de télévision.
Disponible sur « YouTube », c’est une façon originale de faire la connaissance de Max, vous pouvez cliquer sur le lien direct :
http://www.youtube.com/watch?v=__eMtDl6_VU
D’autre part, Maxime a un blog super bien fait avec plein de rubriques sympas.
Je vous invite à aller y jeter un œil, cliquez :
http://maximegillio.blogspirit.com
En plus, si ça vous tente, vous pourrez commander ses polars dédicacés en deux clics.
« Le cimetière des morts qui chantent » coûte seulement 9 euros (format 11x17 / 256 pages),
Ça ne vaut vraiment pas le coup de s’en priver…
Qu’en dites-vous ?
Biz à tous
Pascal
Supporter de la saga Marquet
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