Lundi 22 septembre 2008 1 22 /09 /2008 10:39





Bonjour les amis,

 

C’est marrant, c’est le quarantième article de cette rubrique !

Synchro incroyable, vous allez comprendre pourquoi :

C’est un cap, un pic, une péninsule !

Ça fait des semaines que mes copains prennent une voix désolée ou un visage consterné pour me demander :

« Ça va aller ? »

 

La cause de leur émoi : ce mardi 23 septembre je souffle mes 40 bougies.

Ceux qui sont plus jeunes m’ont dit un truc du genre :

« Oh la la ! Tu prends « le 4 », dur ! »

Ceux qui sont plus âgés se divisent en deux catégories :

-          Ceux qui ont atteint presque la soixantaine (ou plus) grommellent sur un ton envieux: « ah ! la chance ! Qu’est-ce que j’aimerais les avoir encore ! »

-          Ceux qui les ont eus récemment, affichent une mine catastrophée et crachouillent :

 « Oh la la ! Je me suis tapé une dépression, pffff ! Tu vas voir, c’est l’enfer ! ».

 

Comme quoi, tout est relatif, n’est-ce pas ?

 

L’année dernière à cette époque, « Argenteuil, c’était un accident… », mon premier polar, venait d’être réimprimé pour la troisième fois.

Je bossais sur la finalisation de la maquette de « Chefs-d’œuvre meurtriers ».

 

Aujourd’hui, j’ai bouclé le troisième roman et il est à l’étude chez l’éditeur.

 

Non, le seul truc qui me fait peur est toujours le même :

Quand je termine l’écriture d’un livre, je me rends compte que j’y ai tellement bossé : longtemps, fort et avec toute mon énergie que…

… je suis convaincu que jamais je n’arriverai à en faire un autre !

J’appelle ça « le booky-blues » !

Il faut que j’atteigne la page 100 du suivant pour commencer à me rassurer en disant :

« Tiens, j’ai fait un tiers ! »

Mais que le démarrage est difficile et angoissant : z’avez pas idée !

 

Bref, je vous parlais de mon anniversaire et de mon nouvel âge : 40 ans !

Ben, je vous dirai ça dans une semaine…

Cet article est publié automatiquement pendant que je suis à la campagne et en dehors de la banlieue parisienne pour 10 jours.

Après une fiesta en famille, je file à Grenoble, fêter l’événement avec un groupe de potes, tous issus de l’association des « Amis de San-Antonio » : le pied !

Mon cadeau, là bas, avec mon ami Gégé qui a eu la gentillesse de m’inviter :

On part à « Saint-Chef », terre natale de mon idole : Frédéric Dard (c’est lui San-A, pour ceux qui ne le lisent pas encore).

Au programme : Gueuleton dans une auberge géniale, spécialiste des cuisses de grenouilles.

Puis seconde étape : interview d’un des meilleurs amis d’enfance de Frédéric ! Carrément !

Objectif : écrire un article pour le magazine : « Le monde de San-Antonio ».

Sans compter la légère soirée prévue le samedi, en regard de laquelle les orgies romaines vont passer pour de timides goûters d’enfants !

 

Vous voyez qu’il n’y a pas de raison de déprimer !

D’autant que comme me le disait une amie récemment :

« L’important, c’est de ne pas oublier ses rêves d’enfance ! ».

Je suis très d’accord !

Moi je voulais devenir écrivain : c’est plutôt bien barré, non ?

OK, ça démarre juste, c’est modeste, la route est longue et difficile, rien n’est gagné, etc. :

Mais j’ai un pied dedans !

Et ça, croyez-moi, ça fait plaisir !

 

Le bilan ?

Un recueil de chroniques ciné finalisé, deux romans publiés, un troisième bouclé et un quatrième qui démarre doucettement !

En trois ans, c’est raisonnable !

Oui, j’avais décidé de me « reconnecter » à mes rêves d’enfance en juillet 2005 !

Le 12 pour être précis ! Pourquoi cette date ? Aucune idée !

Je me suis levé ce matin-là en me demandant :

« Je rêvais de quoi quand j’étais môme ? »

Facile : écrire !

« Et t’attends, quoi, mec ? » ai-je enchaîné, avec une certaine ironie…

Je me suis donc moqué de moi avec férocité et paraphrasant une réplique de film (Dans la peau de John Malkovich »), je me suis répété devant le miroir :

«  Dans la vie, ceux qui tendent vers ce qu’ils veulent… eh bien, il est possible qu’ils n’obtiennent pas ce qu’ils veulent ! Mais au moins, ils restent en vie ! Et le jour où ils se retrouvent sur leur lit de mort, ils n’ont pas de regret ! »

Et paf ! La décision était prise !

 

Donc, je profite de cet anniversaire « spécial »  pour vous adresser à nouveau un grand :

« Merci à vous, tous mes lecteurs. »

C’est grâce à vous et vos encouragements que les choses avancent et que l’envie est toujours présente !

 

A bientôt les amis.

Plein de biz.

 

Pascal

40 bougies.

Par Pascal Candia - Publié dans : Le journal de Bridget-PASCAL Jones-CANDIA - Communauté : SOIF DE LIRE...
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  • Argenteuil, c'était un accident...
  • Danse avec les flics
  • Chefs-d'oeuvre meurtriers

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