Mercredi 14 novembre 2007
3
14
/11
/Nov
/2007
18:27
Bonjour les amis,
C’était mon parrain de cœur…
Mon parrain dans le monde du polar, parce que je l’avais choisi…
La triste nouvelle m’est arrivée aujourd’hui.
Jacky Paupe, alias « Jacky Pop » a tiré sa révérence le lundi 12 novembre 2007.
C’était un grand monsieur du roman policier français.
J'étais en relation avec lui et Woômanh, sa compagne et complice, depuis plus d'un an et demi.
J’ai fait leur connaissance alors que je prospectais les éditeurs pour présenter mon premier polar. Ce furent les premiers à me recevoir
chaleureusement.
Moi, le petit nouveau, inconnu au bataillon, un peu timide et gauche dans mes démarches.
Ils m’ont encouragé, conseillé et nous avons sympathisé.
Puis mon premier livre est sorti et je les ai nommés : mon parrain et ma marraine de cœur dans le monde des « polardeux », comme ils se
plaisent à l’appeler…
Ils en étaient heureux et moi aussi.
Depuis, nous sommes restés en contact à travers des mails épiques, où nous échangions régulièrement des pamphlets humoristiques sur le monde qui nous
entoure et des vrais morceaux de poésie, d’humour et d’amour.
Je les ai rencontrés pour la première fois au salon du polar de Montigny, en 2006.
Ce fut un moment d’une grande qualité.
Bien-sûr, comme tout le monde, j’aimais sa plume, sa verve et ses envolées…
D’ailleurs, ils m’ont attribué un surnom qui m’amuse toujours :
Ils m’appellent le JZARC.
Le JZARC, ça veut dire « Le Jeune Z’auteur Aux Rires Clairs ».
Parce que je leur disais toujours qu’une fois riche, je nous achèterai une grande maison pour vivre tous ensemble. Une maison peine de soleil, de fleurs et
d’enfants aux rires clairs.
Et puis quand on déconnait là-dessus, on inversait tout, c’était une maison pleine de fleurs aux rires clairs avec des jolis bouquets d’enfants…
Et puis on délirait sur tout et n’importe quoi, juste pour le fun.
Il me disait éprouver beaucoup de plaisir à lire ma prose de « déconnade » et on riait ensemble.
Je t’appelais Jack l’Eclair et ça t’amusait.
Merde, tu ne m’as pas laissé le temps !
Pour la maison aux rires clairs remplie de vases d’enfants et de fleurs qui gambadent autour du piano, c’est rapé…
Bref, comme le dit Woômanh avec beaucoup de pudeur, il a écrit le mot « fin ».
C’était mon parrain de coeur…
Il nous reste ses livres et le souvenir de sa gentillesse.
Je t’embrasse, ma marraine, Woômanh !
Le Jzarc sera toujours là pour toi.
Le filleul est en deuil.
Il pense à toi et te souhaite tout le courage du monde pour continuer… parce qu’il faut bien…
Tchao Jacky ! Mon Jack l’Eclair perso !
T’étais mon parrain et je t’aimais bien…
Sale journée…
Biz à tous.
Pascal