Bonjour les amis,
Comme promis, voici la suite des anecdotes rigolotes (et vraies !) vécues au cours des séances de dédicaces.
1) 7 dédicaces d’un
coup !
Un groupe de jeunes femmes arrive devant ma table. Elles sont au mois cinq. Poussettes au vent, elles caquettent joyeusement et empoignent mon polar. Chacune
se met à lire le résumé et puis la discussion gagne encore en décibels :
- Ah ouais, super, je vais le
prendre !
- Oui, puis je suis sûre que
« Fatima », voudrait le lire aussi ! répond une autre.
- Attends ! et
« Marie-Hélène » ! elle adore les polars ! ajoute une troisième.
- Tu oublies « Claire »,
elle est née à Argenteuil ! complète une quatrième.
- Ouais,
mais « José » et « Françoise », ils vont le vouloir aussi ! », conclut la cinquième.
Et la conversation se poursuit comme ça…
De mon côté, je suis ravi.
Assis sur ma petite chaise, le stylo prêt à bondir, je me dis :
« Mince, je vais en vendre une demi-douzaine d’un coup !
L’éditeur va être content !
A ce régime-là, je vais battre le record ! ».
Rapidement j’effectue un petit calcul mental et je suis enchanté. Elles viennent de citer 7 prénoms !
Donc 7 livres vendus d’un seul coup, c’est incroyable !
C’est presque un plébiscite !
La pile va descendre d’un coup !
Et puis la « chef de Groupe » finit par ranger sa poussette le long de la table.
Elle attrape un exemplaire du livre, me le tend et demande :
- « Vous pouvez le dédicacer, s’il vous plaît ? ».
- Bien sûr, madame ! réponds-je en préparant une pile et en assouplissant mon poignet.
Et là, elle m’annonce :
- Alors voilà, j’espère que vous
allez avoir la place ! On vous en prend un, mais il faudra mettre tout le monde pour ne pas faire de jaloux ! C’est donc pour Marie-Hélène, Claire, Fatima, José, Françoise, Giselle et
Thomas !
2) Après « Pif Gadget », j’invente le « Polar
Gadget ».
Une dame un peu snob s’approche de la table et entame la conversation.
Je lui réponds avec le sourire, en huilant bien mes imparfaits du subjonctif et lui apporte les explications demandées.
Certes, elle est un peu précieuse, mais globalement sympathique !
A la finale, elle décide de prendre le livre.
Je lui propose une dédicace et elle accepte en souriant.
Là, comme d’habitude, je lui demande son prénom et j’ouvre le livre pour noter un petit mot.
Et là, l’horreur !
Entre la couverture et la première page, il y a une grosse araignée écrasée.
Cela forme un gros pâté noir avec des pattes qui dépassent !
- Ahhhh ! quelle
horreur ! crie la dame en portant une main à sa bouche.
Aussi surpris qu’ennuyé, je fais genre le mec décontracté qu’a l’habitude de trouver des tas de trucs entre les pages : des pneus, des vaches, des
casseroles, etc.
- « hi hi ! ce n’est
rien ! », fais-je avec un sourire crispé.
En simultané, du bout de l’ongle je dégage le cadavre de l’insecte pour régler le problème.
Seulement la bestiole ne devait pas être écrabouillée depuis longtemps car, en glissant le long de la page… elle me laisse une traînée rouge-marron
dégueulasse !
Mais alors, vraiment dégueulasse !
Est-ce que la cliente l’a vue ?
Je lève les yeux vers elle et elle affiche une moue si dégoûtée, que l’espace d’un instant, je me demande si elle ne va pas vomir sur ma table…
Sagement, j’ai donc changé le livre et en ai dédicacé un autre.
Mince, que vais-je faire de celui-là ? On ne va pas le balancer à la poubelle, quand même !
En homme raffiné et délicat, j’ai donc immédiatement replacé le premier exemplaire souillé en bas de la pile, sous les autres !
Puis j’ai pris un air dégagé et je me suis mis à siffloter, genre « pas vu, pas pris ! »… sous l’œil hilare de la libraire qui n’en avait pas
perdu une miette !
Grillé !
Bonjour la honte ! hi hi J
Mais on s’est bien marré !
Je lui ai dis que je venais de créer un nouveau concept :
« Le polar avec un gadget dedans : pour le tome 1, c’est une araignée écrabouillée ! »
J’espère juste ne pas trouver un rat ou un mulot crevé entre les pages, à ma prochaine séance !
Voilà les djeunssss !
Je vous en raconterai d’autres !
J’en ai encore plein ma bourriche !
Plein de biz à vous !
Pascal
Bouquins garnis