Argenteuil, c'était un accident... le livre

Mardi 24 juillet 2007 2 24 /07 /2007 08:59

 

Bonjour les amis,

 

On me demande tout le temps pourquoi j’ai choisi le genre du « polar », plutôt qu’un autre.

 

Et bien, en réalité, je n’ai pas vraiment choisi.

C’est davantage lui qui s’est imposé à moi comme une évidence que l’inverse.

 

Quand j’ai commencé à écrire « Argenteuil, c’était un accident… », je me suis concentré sur l’incendie qui sert d’ouverture à l’histoire.

 

Ensuite ça a glissé lentement puis ça s’est accéléré.

Comme un ballon qui roule sur un flanc de montagne.

 

Je voulais écrire quelque chose de divertissant.

J’en avais marre de lire des romans gonflants dans lesquels je m’ennuyais.

Des bouquins, où il faut attendre cent pages pour que les personnages soient vaguement posés. Avec un auteur qui se gargarise avec un vocabulaire alambiqué et une structure chiante à s’immoler aux brocolis bouillis. Tout ça pour se la raconter, sans même imaginer que derrière, il y a des lecteurs au bord de l’indigestion…

 

Moi, je voulais faire du « pas chiant ».

 

J’ai donc décidé d’écrire un truc que j’aurais envie de lire. Avec des rebondissements, de l’action, de l’émotion et de l’humour.

Un truc sympa et cool, quoi ! J

 

D’ailleurs, ce premier livre est en réalité un roman noir.

La différence avec un « policier » est simple :

 

Dans un « policier » (comme le sera mon tome 2), il y a les flics d’un côté et les truands de l’autre. Ensuite l’auteur se place dans le camp de son choix et fait gagner celui qu’il veut…

 

Dans un « roman noir », rien de tout ça. On prend une personne ordinaire, on la projette dans une situation inhabituelle et dramatique et on « regarde » comment elle va se débrouiller. Les flics et truands ne sont que secondaires.

 

De toute façon, les deux genres se rejoignent et sont complémentaires.

En général, on balance tout dans le même sac sous l’appellation « Polar ».

 

Le bon côté de ce genre, c’est qu’au niveau langage, on bénéficie d’une grande liberté.

Argot, expressions familières ou grossières ne choquent personne.

C’est (dans les dialogues) très réjouissant et une vraie bouffée d’oxygène.

 

En plus, comme j’écris pour divertir. Je suis à fond dans l’histoire sans me préoccuper de messages philosophico-grandiloquents et qui fâchent, en général.

Tels que : politique, religion, prises de positions guerrières, etc…

 

Tout ça = rien à foutre !

 

On est là pour rêver et s’évader. Pas pour se prendre la tête.

Ce qui me va très bien.

On peut même balancer des petites réflexions sur ce qui nous gonfle dans la vie quotidienne : très cool !

 

La contrepartie est difficile.

Il y a un prix à payer.

Le policier est un genre exigeant.

Comme le disait mon maître à penser, Frédéric Dard :

« Il faut crocheter le lecteur par le colbac dès la première ligne et ne plus le lâcher jusqu’au mot fin ! »

 

Et bien toute la réussite de l’exercice est liée à ça.

Captiver le lecteur et ne pas le laisser respirer.

C’est un vrai travail.

Tant au niveau structure et syntaxe qu’au niveau du découpage de l’histoire et de la mise en place des scènes.

Mais c’est vraiment un bonheur quand on aime ça…

Le style et la fluidité font le reste…

 

Donc, j’ai opté pour ce genre, même si j’écris plein d’autres trucs.

Si vous saviez le nombre de manuscrits et de textes que j’ai démarrés !

De la science-fiction, de l’humoristique, des chroniques, des nouvelles, des discours de mariage et d’enterrement de vie de garçons, des articles de presse, etc.

Même de la poésie et du « moyenageux »… hi hi !

 

Et puis durant mon adolescence, 50% de mes lectures étaient des polars.

Les 50% restants étaient très variés : SF / Classiques / aventures / multiples collections.

Mon père traînait tous les midis chez des petits bouquinistes et payait les livres un ou deux francs. Il m’en ramenait des brouettes tous genres confondus. Je lisais au bas mot trois livres par semaine, voire plus…

Mais pour la « vraie détente », rien ne valait un bon polar…

Dont acte ! J

 

Donc voilà, vous savez tout…

 

Biz à tous

 

Pascal

Polar man

Par Pascal Candia - Publié dans : Argenteuil, c'était un accident... le livre
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