Samedi 21 avril 2007 6 21 /04 /2007 06:42

Bonjour les amis,

 

Comme promis, hier, voici un premier extrait d’une chronique ciné "pour rire".

Alors, attachez vos ceintures, et en route pour « Predator, épisode 1 »

 

Et si on affrontait un alien !

 

 

LE FILM : PREDATOR

(John McTiernan / 1987)

Avec : Arnold Schwarzenegger  / Carl Weathers

 

 

Quand et pourquoi regarder ce film génial qui détend mieux qu’un Lexomyl ? Admettons que vous fassiez partie d’un commando de mercenaires d’élite. Vous vous offrez une petite mission de routine (routine = moins de deux cents morts/jour) en forêt amazonienne quand, tout à coup, débarque un alien à tête d’acarien :

Si vous êtes un garçon :

Vous venez de vous réveiller en pleine jungle et prenez tranquillement votre petit-déjeuner en mangeant un singe cru fraîchement capturé. Vos potes finissent d’enterrer les soixante-sept membres du cartel Colombien que vous aviez ordre de décimer discrètement et le soleil brille.

Vous chassez un moustique de trente centimètres du revers de la main quand, soudain, sur une branche d’arbre, entre deux anacondas, surgit une espèce de type super balèze, avec une tête improbable qui n’est pas sans évoquer un chewing-gum fondu mélangé à du gravier.

Il vous regarde avec l’air du gars à qui vous venez de broyer sa Porsche neuve en garant votre Clio d’occasion.

Vous lâchez immédiatement votre cuisse de singe et vous vous précipitez sur la mitrailleuse lourde à plasma inversé, capable de balancer six mille cartouches/minute.

En poussant un rugissement genre « groaarrrhh ! », vous pressez la détente et défrichez cent vingt-deux hectares de forêt vierge en treize secondes. Une fois la fumée dissipée, vous jetez un œil au résultat et le type est toujours là, en train de se limer les ongles, tranquillement assis au milieu des copeaux.

En vous curant les dents avec votre machette, vous ne pouvez vous empêcher de marmonner : « Mais euh ! Flûte ! A loupé-euh ! »

Si vous êtes une fille :

En tant que James Bond girl, vous étiez au chômage depuis un moment, quand on vous a proposé cette mission dans la jungle. Une simple opération de routine, vous avait-on dit.

Il suffisait de trouver le repaire d’une centaine de guérilléros, de les buter et de récupérer les huit cents kilos de cocaïne pour les ramener discrètement dans votre sac à main.

Un vrai pique-nique ! 

Et puis tout à coup, alors que vous tendiez votre linge sur un cobra noué entre deux arbres, un grand machin vert de deux mètres cinquante, avec une sale gueule, se précipite sur votre campement. Faisant-fi de la politesse la plus élémentaire, il fiche par terre votre petit-déjeuner à base d’infusion menthe-tarentule-cassis et vous crie un truc indistinct qui une fois analysé se traduit par « Aagrhrrrrr ! ». Tandis que vous vous creusez la tête pour étudier la pertinence de son propos, il colle ses pieds fourchus sur votre duvet rose et écrabouille votre Walkman par la même occasion. C’en est trop ! Vous vous repoudrez le nez en un tournemain et rectifiez votre rouge à lèvres d’un geste rageur.

Vous saisissez alors votre lance-roquettes du bout des doigts, pour ne pas écailler votre vernis à ongles même pas encore sec, et lui balancez de quoi raser la ville de New-York. Stupéfaite, vous constatez alors que le monstre est toujours là, sans une égratignure. Déçue, vous retournez finir d’étendre votre lessive…

Côté Histoire qui raconte les trucs qu’il y a dedans :

Un commando super impressionnant formé des gars les plus forts du monde et de ses environs immédiats est envoyé dans la jungle pour faire des trucs. Manque de pot, entre deux tueries, ils commencent à se faire buter les uns après les autres. Enervés par ce contretemps idiot, ils massacrent un dernier village « pour la route » et filent, ventre-à-terre, récupérer l’hélico qui va les ramener à la maison pour regarder le match de foot. Et puis toc !

Ils découvrent que le mec qui les démolit est une sorte de Hulk transparent. A cause de ce camouflage d’ « homme » invisible, ils ont un mal fou à le voir (c’est ça l’idée du film !).

Bon, alors maintenant, il leur faut survivre en évitant les guérilleros, les mygales, les serpents et le machin transparent qui, en plus, est vachement agacé et leur en veut à mort. Pourtant, ils ne lui ont rien fait !

Mais comme c’est un prédateur qui collectionne les trophées humains, il a calculé qu’en décimant tout le commando, il aurait assez d’os pour se faire une table basse pour son salon et des cendriers en crânes du plus bel effet ! Du coup, il ne les lâche plus, car ils représentent sa quinzaine du meuble personnelle !  

Survivront-ils à la bagarre avec la chose extra-terrestre dont la coupe de cheveux et le doux visage évoquent un rasta qui se serait rasé avec un sani-broyeur en surtension ?

Vous voyez le scénario tient sur un timbre poste, et c’est ça qui est reposant !

On ne risque pas le claquage cérébral et, en même temps, c’est un excellent film d’action qui tient en haleine jusqu’au bout.

Certes, il est un peu violent, mais on ne fait pas d’omelette martienne sans casser des soldats…

Toute reproduction interdite. Texte déposé SGDL, propriété exclusive de Pascal Candia.

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La suite demain… Biz à tous

Amicalement vôtre

Pascal

Chroniqueur du troisième type

 

Par Pascal Candia - Publié dans : Les Chroniques Ciné pour rire
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