Mercredi 9 mai 2007 3 09 /05 /Mai /2007 08:30

 

Bonjour les amis,

 

 

 

Et voici déjà la troisième et dernière partie de la « chronique ciné pour rire » : le Grand Bleu.

Pour les « gros » retardataires, voir les articles des deux jours précédents, même rubrique !

Voilà des idées pour jouer à la maison en famille ou entre amis pendant des heures… J

 

 

 

Z’êtes prêts ? 

 

Alors go !

 

 

Côté Equipement pour jouer à Enzo et la Mama ou a Johanna et Jacques :

C’est un jeu qui se pratique en couple, Monsieur fera Enzo et Madame sera la Mama.

Pour Enzo :

Enfilez un débardeur moulant, laissez-vous pousser une barbe de trois jours et ajustez sur votre nez des petites lunettes rondes. Prenez une voix grave et un fort accent italien. Entraînez-vous ensuite à répéter : « Roberto, mio palmo ! » et « Il n’y a pas de plus belle île que notre Sicile ! » Demandez à un de vos copains d’interpréter Roberto et prévenez-le qu’il va recevoir environ une baffe par minute.

Pour la Mama :

Enfilez trois coussins sous votre chemisier et deux à l’arrière de votre slip. Passez une blouse noire taille XXXL et collez-vous une moustache postiche. Vous êtes prête !

Préparez ensuite un kilo de spaghettis aux fruits de mer (des rigatonis ou des fusilis peuvent faire l’affaire). Le jeu peut commencer. L’objectif pour Enzo est de pouvoir manger toute les pâtes sans se faire attraper par la Mama. Roberto pourra l’aider en faisant diversion. Si la Mama attrape son rejeton, ce dernier sera de corvée de vaisselle une semaine.

 

 

 

Pour jouer à Johanna et Jacques :

Pour Jacques :

Faites cinq heures de yoga et avalez deux ou trois somnifères. Affichez un sourire béat et installez-vous dans la baignoire, vêtu d’une combinaison de plongée.

Votre rôle consistera à faire semblant d’écouter Johanna et à lui répondre par grognements sans jamais donner suite à ses demandes (votre mariage a dû suffisamment vous entraîner pour que vous excelliez en ce domaine !).

Pour Johanna :

Chargez-vous les bras de trois énormes sacs de voyage remplis de vêtements. Avalez une demi-bouteille de whisky et prenez l’accent américain. Le jeu consiste à essayer de parler à Jacques et à obtenir de lui qu’il vous fasse un enfant. Bonne chance ! 

Côté Bénéfices qui font des tas de bien :

Le vrai tour de force du réalisateur est que chacun peut trouver son compte dans cette histoire. Certains considèrent le film très gai, d’autres très triste. Certains en retirent enthousiasme et énergie, d’autres pessimisme et renonciation. Il y a autant d’arguments pour le décrire comme une comédie que comme une tragédie.

 A vous de vous faire votre propre opinion. En clair : débrouillez-vous !

Non ? Bon d’accord, ne râlez pas !

Pour vous aider, voici quelques avis de spectateurs :

Un jeune, interviewé à la télé, analysait finement le phénomène :

« Ouaip, tu vois ! C’est un film méga-profond, tu vois ! C’est carrément culte, tu vois ! Dedans, tu vois, y’a des tas de messages super zen, genre bouddhiste ou j’sais pas quoi, tu vois ! »

Un autre, à propos de la musique, ajoutait enthousiaste :

« Oh ben mon gars, comment elle arrache ! Elle est tellement méga-super-cool-planante, mon gars, que si tu fumes un joint avant de l’écouter, tu restes la tête collée dans le cendrier jusqu’à la fin du sque-di ! » (Disque, en jeune !).

 

 

Le Moment fort qui fait planer à mort :

C’est quand Jacques bat le record.

Luc Besson décrit lui-même cette séquence comme le cœur du film. Voici comment ça se passe : D’abord on voit Mayol sur sa couchette, dans le bateau, en train de faire du yoga en se tripotant le nez. Et puis il sort de sa cabine au ralenti et se dirige vers la passerelle avec l’air éveillé du type qui vient de tester toutes les drogues existantes en même temps…

Les gars l’encouragent mais, à cause de sa concentration vachement énorme, il n’entend que des sons distordus (et nous aussi, du coup !).

C’est comme si on vous passait une bande au ralenti.

Ainsi « Bonne chance, Jacques ! » devient « Wuuuuuwwoooo, wakkk ».

Ensuite la musique s’intensifie et on sent qu’au niveau suspense, ça ne rigole pas !

Les techniciens donnent les dernières consignes à notre héros, qui s’en fout royalement puisqu’il n’entend que des « wuuu wooo wakkk ! » 

Puis il saute à la flotte et descend super profond.

Là, la musique reproduit les bulles d’air qui remontent et c’est très zen et très réussi.

Arrivé en bas, au lieu de remonter dare-dare histoire de respirer un bol, avant les prochaines fêtes de Noël, il commence à visiter le secteur sous les yeux affolés du plongeur qui assure la sécurité.

Après avoir bien observé le plancton et chatouillé deux-trois poissons, il se décide à remonter tranquillement.

Enfin, au bout d’un petit quart d’heure, il jaillit hors de l’onde le bras tendu, brandissant triomphalement sa plaquette affichant cent cinq mètres. En simultané, il y a plein de dauphins qui font pareil, mais sans le bras et sans la plaquette, forcément !

Et c’est ça qui est très beau, très zen et très bouddhiste !

Hein, trouvez pas !?

 

 

 

Toute reproduction interdite. Texte déposé SGDL. Propriété exclusive de Pascal Candia.

 

Et voilà les amis, vous savez tout ! 

 

A bientôt pour de nouvelles aventures.

Vos commentaires sont les bienvenus, n’hésitez pas ! J

 

Biz à tous

 

Pascal

« wuuu wooo wakkk ! » 

Par Pascal Candia
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